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 Our love is like licking honey on a razorblade

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Ashes Edgeworth

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Messages : 12
Date d'inscription : 21/11/2009

MessageSujet: Our love is like licking honey on a razorblade   Mer 23 Déc - 13:28



    « Votre Honneur, je requiert une suspension de séance ! »

    Le cri d'Alice résonna, et le brouhaha cessa immédiatement. Tous les yeux se tournèrent vers Mrs. Blackwoods, ou plutôt Mr. Edgeworth qui avait frappé avec force sur son bureau pour obtenir l'attention de toute la salle. Personne ne l'avait jamais vu perdre son sang-froid, son calme était une légende chez les procureurs. Que se passait-il ? Dès le moment où l'avocate était entrée dans la salle d'audience, son visage s'était transformé. Alice, son mentor, l'avait saisi par l'épaule, glacée d'horreur, tandis qu'il se tournait vers elle, livide.

    « Tu... C'est... »
    « Non, bien sûr que non, c'est impossible Ashes. »
    « Mais... »
    « C'est un coup bas de Shawn. Il m'avait parlé de sa nouvelle recrue, mais je ne l'avais jamais vue... Je n'aurais jamais pu savoir...Pearl, il a utilisé Pearl. Quel enfoiré... »
    « Qu'est-ce que je fais ? Je n'arrive plus à réfléchir Alice, vite! »
    « Je... Je vais demander une suspension. »

    Shawn... Il le savait mesquin, mais jamais il n'aurait pensé qu'il pourrait utiliser le souvenir de sa défunte (presque) fiancée pour le faire vaciller. Il n'avait donc trouvé que cette faille pour l'atteindre ? L'avocate en question ne semblait pas comprendre, tout comme le juge, mais Shawn souriait. Il se retint de toutes ses forces de sauter par dessus la barre et de le frapper jusqu'à ne plus sentir ses poings, comme le suggérait la vision qu'il venait d'avoir, et en voyant le violent tremblement qui le parcourut , le juge obtempéra.

    Une semaine plus tard.

    « Vous êtes fou à lier. »
    « C'est une possibilité, en effet. »

    Elle posa une seconde sur son bureau ravagé par la colère de l'homme qui la regardait paisiblement même si le bleu glacial de ses prunelles trahissait clairement ses pensées, les bras croisés sur sa poitrine. Les feuilles retombaient lentement sur le sol, avec une légèreté inappropriée à l'intensité de la tension dans la pièce. Les dossiers s'étaient déversés, mélangés sur le parquet, et le tout était constellé de stylos et crayons en tout genre, mais aussi des débris de verre de la lampe qu'il avait projetée contre le mur. Elle en détourna rapidement le regard, et sembla se concentrer sur lui. Elle tremblait légèrement, le dos appuyé de toutes ses forces contre le mur.
    La rage aveugle dans laquelle elle l'avait plongé sembla lentement se dissiper, mais il continua à la dévisager sans parvenir à calmer ce feu qu'elle avait déclenché en lui. S'il paraissait de marbre, il brûlait littéralement de l'intérieur. Ses yeux scrutaient dans le moindre détail l'avocate, qui ne semblait plus savoir quoi faire. Sa chemise était encore ouverte sur sa poitrine, laissant paraître les courbes gracieuses de ses seins à peine contenus par un soutien gorge de dentelle noire.
    Il fit lentement le tour de son bureau, mais elle ne tenta pas d'en faire de même pour s'échapper. Il lui avait donné le choix, mais elle était restée contre le mur, le regardant s'approcher. Elle se collait avec plus de force au mur, comme si elle pensait pouvoir se fondre dedans pour qu'il passe sans la voir. L'espace entre elle et le bureau était réduit, mais il s'interposa tout de même, son visage à quelques petit centimètres du sien. La respiration de l'avocate s'accéléra, et il admira cette façon presque sensuelle qu'elle avait de cacher sa peur. Son regard s'efforçait d'être déterminé, mais elle paraissait clairement prise au piège.

    « E...Éloignez-vous... »

    Un murmure à peine audible, qu'il n'aurait jamais entendu si sa bouche n'était pas aussi proche de la sienne. Elle semblait totalement perdue, peut être déstabilisée par un comportement aussi imprévisible... et elle n'en était que plus belle. Il y avait tant de Pearl en elle que ses mains en tremblaient lorsqu'elles se refermèrent sur son cou.

    « Vous ne serez jamais avocate. Vous êtes une prostituée, vous le resterez. »
    « Va te faire foutre... »
    « Et c'est combien, pour vous ? Pas trop cher j'imagine, étant donné que vous venez de vous faire votre mentor... C'était quoi ? Le prix de votre reconnaissance, parce qu'il a fait de vous une avocate, ou du moins ce qui y ressemble ?»

    Elle rougit, et il desserra légèrement son emprise. Les mains de Roxanne griffaient les siennes, mais il ne sentait pratiquement pas ses ongles sur sa peau, trop concentré sur l'éclat sauvage de fureur qui habitait ses yeux. Elle soutenait son regard, mais son corps entier était pris de tremblements. Il retint un sourire, et sans que ses mains quittent son cou, ses lèvres se plaquèrent contre les siennes. Elle ne parut pas comprendre non plus, mais la surprise sembla l'emporter sur la colère. Il remonta ses mains derrière sa nuque, affermissant la prise qu'il avait sur elle, et sa langue s'empara de la sienne avec passion. Elle ne sembla pas s'en rendre compte, mais elle lui rendait son baiser avec la même fougue. Il semblait avoir perdu le contrôle de ses pensées, ne plus savoir ce qu'il faisait, mais c'était tout le contraire. Il n'avait jamais été aussi sûr de ses actes que maintenant.
    Elle en prit finalement conscience et tenta de le repousser , ses mains poussant sur ses épaules, mais il attrapa ses poignets et les plaqua contre le mur, au dessus de sa tête. Il interrompit brusquement leur baiser, lui permettant de reprendre son souffle, tandis que ses lèvres plongeaient dans le creux de son cou. Sa langue glissa sur sa peau brûlante, et il attendit que ses muscles se détendent pour relâcher ses poignets. Elle semblait … différente. Elle avait compris qu'elle ne pouvait rien contre lui, et avait cessé de lutter. Il ne lui avait pas réellement laissé le choix, leurs corps totalement collés et ses mains emprisonnant ses poignets, mais à présent il pouvait au moins en faire autre chose. Sa main droite descendit jusqu'à sa hanche, et il la fit remonter lentement sous sa chemise, sans prendre la peine de déboutonner les quelques boutons qu'il restait car ils tombèrent au sol. Suivant ses courbes désirables, sans cesser de caresser la peau de son cou, il voyait sa poitrine haleter. Son corps irradiait de chaleur, et il sentait le sien en faire de même, mais ce ne fut que lorsqu'elle se mit à gémir qu'il sentit un feu de la même intensité que sa rage précédente s'allumer en lui.

    « A...Arrêtez... »

    Entrecoupé de gémissements, ce mot n'avait que la signification opposée. Elle voulait qu'il continue? Soit, pour une fois, il lui obéirait. Sa main quitta sa poitrine voluptueuse, et glissa vers son ventre, déboutonna son pantalon, et s'insinua sous la dentelle noire accordée à son soutien gorge. Ses doigts étaient glacés, mais elle brûlait, et ce simple contact lui arracha un gémissement plus sonore que jamais. Ses mains graciles se placèrent dans son dos, tandis qu'il continuait de lécher sa peau, et elle y enfonça ses ongles, mais ce n'était plus l'agressivité colérique qu'elle avait manifestée plus tôt. Non, c'était une passion qu'il avait fait naître, en tout connaissance de cause. Il embrassa son menton, sa main gauche écarta ses jambes gracieuses, puis reprit son baiser interrompu tandis que son doigt la pénétrait. Il l'empêcha de gémir, l'embrassant avec trop de passion pour lui permettre même de réellement respirer, mais lorsqu'il accéléra ses mouvements il ne put l'en empêcher. Elle semblait à deux doigts de l'orgasme, son corps tremblant et chaud se pressait maintenant contre le sien et non le contraire, et il choisit ce moment pour retirer sa main et la repousser contre le mur. Ils se regardèrent un long moment. Ses longs et soyeux cheveux bruns étaient sauvagement défaits, ses joues colorées, ses lèvres tremblantes, et elle ne comprenait pas pourquoi il venait de la repousser si brusquement, apparemment. La question qu'elle ne lui posait pas, il la lisait dans ces yeux.

    « Vous me dégoutez. Vous n'êtes qu'une amatrice, une plaisanterie dans ce tribunal. Vous n'êtes que le pâle reflet d'un fantôme que votre mentor a cru bon d'agiter sous mon nez pour me déstabiliser. Laissez moi vous dire une chose : vous n'êtes rien. Vous ne gagnerez aucun des procès qui vous opposeront à moi, quelques soient les moyens que vous emploierez. »

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